jeudi 16 décembre 2010

Pas de bol (comme ne dirait pas J.)

Depuis le début du mois de décembre, j'ai envie de me mettre dans l'ambiance des Fêtes en cuisinant des petits plats tout en écoutant de la musique de Noël. En étant professeur, je n'ai pas vraiment le temps de me plonger comme il faut dans l'ambiance des vacances, puisque décembre rime avec fatigue, fin de session, correction et étudiants paniqués qui prennent tout à coup compulsivement rendez-vous. Comme j'ai un peu de temps libre ces temps-ci (bon, d'accord, beaucoup!), j'ai décidé d'expérimenter tout plein de nouvelles recettes. Ça semble assez simple, jusque là. Mais voilà, le problème, c'est que je n'ai pas de bols. Oui, oui, "pas de bols" au sens propre du terme. Notre appartement semble n'avoir été loué qu'à des touristes américains qui n'avaient aucune envie de cuisiner, puisqu'on y a trouvé mille vestiges de take out asiatique, mais à peu près aucun ustensile de cuisine convenable.

Avec le mari, on a donc acheté une planche à découper, un faitout et une petite poêle, et puis on s'est dit que ça suffisait pour les dépenses. Il ne faut pas oublier qu'on ne pourra pas ramener tout ce qu'on achètera pour la cuisine: ce sont des euros envolés en fumée. Nous nous contentons donc de trois verres à vin (pas chic, quand on est quatre), de quatre bols dépareillés, d'aucune petite assiette (juste des grosses, pour les desserts, les fromages, etc.) et de bien peu d'ustensiles de cuisine.

Comme je m'ennuie de ma cuisine à Québec et de tous les petits articles qui viennent avec, dont la plupart sont hérités de ma grand-mère ou de celle du mari. Rangés dans des boîtes, dans notre casier au sous-sol de notre appartement québécois, j'ai un presse-ail, un rouleau à pâte, des tasses à mesurer, mes plats chéris Le Creuset, un moule à gâteau à cheminée, un petit robot mélangeur, un gros couteau et tant d'autres trésors.

Je me casse donc la tête pour trouver des recettes qui demandent un minimum de ressources matérielles et je remplace le thym, la marjolaine, la sarriette ou le persil par un mélange "herbes provençales" qui va à toutes les sauces (et un petit jeu de mot au vol) et qui pèse moins lourd sur le portefeuille. 

Mais vivement le retour à Québec, la redécouverte de ma cuisine tellement bien équipée. L'année prochaine, j'aurai peut-être le temps de faire une fournée de biscuits...